|
Le developpement durable
" Un développement qui répond aux
besoins des générations du présent sans compromettre
la capacité des générations futures de répondre
aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion :
le concept de " besoins ", et plus particulièrement des
besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d'accorder
la plus grande priorité, et l'idée des limitations que l'état
de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité
de l'environnement à répondre aux besoins actuels et à
venir. "
Les modes de production et de consommation doivent respecter
l'environnement humain ou naturel et permettre à tous les habitants
de la Terre de satisfaire leurs besoins fondamentaux : se nourrir, se
loger, se vêtir, s'instruire, travailler, vivre dans un environnement
sain
Autrement dit, il s'agit, en s'appuyant sur des valeurs (responsabilité,
participation et partage, débat, partenariat, innovation, pérennité,
réversibilité, précaution et prévention et
solidarité ;sociale, géographique et transgénérationelle)
d'affirmer une approche double et conjointe :
" Dans l'espace : chaque habitant de cette terre a le même
droit humain aux ressources de la Terre ;
" Dans le temps : nous avons le droit d'utiliser les ressources de
la Terre mais le devoir d'en assurer la pérennité pour les
générations à venir.
Le développement durable pourrait alors laisser
place à la notion de "développement désirable"10
qui regroupe l'ensemble des solutions économiquement viables aux
problèmes environnementaux et sociaux que connait la planète.
Ce nouveau mode de développement, facteur de croissance économique
et d'emplois, serait une véritable "économie verte"11,
basée sur l'économie sociale et solidaire, l'éco-conception,
le biodégradable, le bio, la dématérialisation, le
réemploi-réparation-recyclage, les énergies renouvelables,
le commerce équitable, la relocalisation.
Quelques exemples :
Limites et dérives du concept
Comme tous les concepts, le développement durable trouve aussi
ses limites. En effet, la société capitaliste, dans laquelle
nous sommes, a su redistribuer les dividendes de la production à
l'économie (sous la forme de ré-investissements) et au social
(hausse du revenu des salariés) pendant toute son existence. La
balance entre ces deux pôles s'est réalisée au gré
des diverses luttes sociales et des convictions politiques des dirigeants.
Mais comment prendre en compte l'environnement dans cette balance alors
que l'équilibre entre le social et l'économique est déjà
actuellement dans une impasse ?
|